20 Juil Vivre chez soi plus longtemps à Toulouse : les alternatives à l’EHPAD
Lorsqu’un parent âgé commence à perdre en autonomie, une question revient souvent dans les familles :
Peut-il continuer à vivre chez lui en toute sécurité ?
L’entrée en EHPAD n’est pas toujours souhaitée.
Et elle n’est pas nécessairement la première solution à envisager.
Beaucoup de personnes âgées veulent rester dans leur logement. Elles y ont leurs habitudes, leurs souvenirs, leurs voisins et leurs repères. De leur côté, les proches cherchent de plus en plus des solutions intermédiaires pour éviter une entrée trop rapide en maison de retraite.
Aide à domicile, adaptation du logement, téléassistance, livraison de repas, accompagnement par un ergothérapeute… Plusieurs dispositifs peuvent être combinés pour permettre à une personne âgée de rester à domicile le plus longtemps possible.
Mais par où commencer lorsque l’on vit à Toulouse ?
Qui contacter ?
Et comment évaluer réellement le niveau de dépendance de son proche ?
1- Rester à domicile plutôt qu’entrer en EHPAD : est-ce toujours possible ?
Le maintien à domicile est envisageable lorsque les besoins de la personne peuvent être compensés par une organisation adaptée.
Il ne repose généralement pas sur une seule solution.
Il faut souvent associer :
- une aide humaine ;
- un logement sécurisé ;
- un suivi médical ;
- des repas adaptés ;
- un dispositif d’alerte ;
- une coordination avec la famille et les professionnels.
L’objectif n’est pas de maintenir une personne chez elle à tout prix, il s’agit de trouver un équilibre entre trois éléments essentiels :
- son souhait de rester chez elle ;
- son niveau d’autonomie
- sa sécurité au quotidien.
Une évaluation globale doit toujours précéder la mise en place des solutions d’aide à la personne.
2 – Les principales alternatives à la maison de retraite à Toulouse
Faire intervenir une aide à domicile
L’aide à domicile est souvent la première solution mise en place.
Elle permet d’accompagner la personne âgée dans les tâches devenues difficiles ou trop fatigantes :
- entretien du logement ;
- préparation des repas ;
- courses ;
- aide à l’habillage ;
- aide au lever et au coucher ;
- accompagnement lors des sorties ;
- présence relationnelle ;
- maintien du lien social.
Les société d’aide à domicile ont pour objectif de préserver ou de maintenir l’autonomie des personnes âgées et de leur permettre de continuer à vivre chez elles aussi longtemps que leur situation le permet.
La présence régulière d’une auxiliaire de vie joue aussi un rôle d’observation.
Elle peut remarquer qu’une personne mange moins, se déplace plus difficilement, oublie certains gestes ou s’isole davantage. Ces informations permettent à la famille de réagir avant qu’une situation ne se dégrade.
Adapter et sécuriser le logement
Un logement familier peut devenir progressivement dangereux.
Une baignoire difficile à enjamber, un tapis mal fixé, un couloir sombre ou des toilettes trop basses peuvent augmenter le risque de chute.
Plusieurs aménagements peuvent faciliter la vie quotidienne :
- installer une douche de plain-pied ;
- poser des barres d’appui ;
- améliorer l’éclairage ;
- retirer les tapis glissants ;
- installer un siège de douche ;
- surélever les toilettes ;
- ajouter une rampe ou un monte-escalier ;
- réorganiser les meubles pour faciliter les déplacements.
Avant de commencer des travaux, il est recommandé de réaliser un diagnostic personnalisé des besoins et de prévoir des aménagements capables d’évoluer avec la situation de la personne.
Sous certaines conditions, MaPrimeAdapt’ peut contribuer au financement de travaux destinés à améliorer l’accessibilité et la sécurité du logement d’une personne âgée ou en perte d’autonomie. Pour connaître toutes les aides et financements possibles c’est ici.
Demander l’intervention d’un ergothérapeute
L’ergothérapeute analyse les difficultés rencontrées par la personne dans son environnement réel.
Il peut observer, par exemple :
- comment elle se lève de son lit ;
- comment elle entre dans sa douche ;
- comment elle prépare un repas ;
- comment elle se déplace dans son logement ;
- quels gestes provoquent une fatigue ou un risque de chute.
À partir de cette évaluation, il recommande des aides techniques, une nouvelle organisation du logement ou des travaux adaptés.
L’ergothérapeute peut intervenir auprès des personnes âgées afin de préserver leur autonomie dans les activités quotidiennes, en lien avec d’autres professionnels de santé.
Son avis permet aussi d’éviter des travaux inutiles ou mal adaptés.
Installer une téléassistance
La téléassistance permet à une personne âgée de contacter rapidement une plateforme en cas de chute, de malaise ou de difficulté.
Le dispositif prend souvent la forme, d’un médaillon, d’un bracelet, d’une montre ou d’un boîtier installé dans le logement.
En cas de problème, la personne appuie sur un bouton. Selon la situation, la plateforme appelle un proche ou déclenche une intervention.
En Haute-Garonne, le dispositif Téléassistance 31 fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il est proposé par le Conseil départemental afin de favoriser le maintien à domicile des personnes âgées ou en situation de handicap.
Sa prise en charge dépend de la situation de la personne, notamment de son âge et de son éventuel bénéfice de l’APA.
Mettre en place un portage de repas
Faire les courses et cuisiner peut devenir difficile bien avant que la personne ne soit fortement dépendante. Certaines personnes sautent alors des repas ou se nourrissent principalement de produits simples et peu variés.
Le portage de repas permet de recevoir à domicile des repas complets, sans avoir à faire les courses ni à cuisiner. Il contribue ainsi à maintenir une alimentation régulière et à prévenir les risques associés à la dénutrition.
La livraison constitue également un passage régulier au domicile. Ce contact peut devenir important pour une personne isolée.
À Toulouse, le guide municipal des seniors recense notamment un service de portage destiné aux personnes âgées isolées ou fragiles.
Organiser les soins à domicile
L’aide à domicile ne remplace pas les professionnels de santé.
Lorsqu’une personne a besoin de soins infirmiers, d’un suivi médical, de pansements ou de soins d’hygiène prescrits, il est possible de solliciter :
- un infirmier libéral ;
- un service de soins infirmiers à domicile ;
- un médecin traitant ;
- un kinésithérapeute ;
- ou d’autres professionnels selon les besoins.
L’aide à la vie quotidienne et les soins sont complémentaires. Leur coordination est souvent indispensable lorsque la perte d’autonomie progresse.
Prévoir des temps de répit pour les aidants
Le maintien à domicile repose parfois en grande partie sur un conjoint ou un enfant.
Mais accompagner quotidiennement un proche peut devenir épuisant.
Des solutions de répit peuvent alors être envisagées :
- accueil de jour ;
- halte-répit ;
- relais à domicile ;
- hébergement temporaire ;
- groupes de parole ;
- plateformes d’accompagnement des aidants.
Les plateformes d’accompagnement et de répit ont précisément pour mission de soutenir les proches de personnes âgées en perte d’autonomie.
Demander du relais ne signifie pas abandonner son proche. Cela permet souvent de continuer à l’accompagner plus longtemps et dans de meilleures conditions.
Découvrez notre article complet sur les solutions de répit pour les aidants.
3 – Comment évaluer le niveau de dépendance d’une personne âgée ?
Au-delà de l’intervention d’un ergothérapeute, les familles peuvent observer certains signes, mais elles ne doivent pas porter seules la responsabilité de l’évaluation.
Il faut notamment se demander si la personne peut encore :
- se lever et se coucher seule ;
- se déplacer dans son logement ;
- faire sa toilette ;
- s’habiller ;
- préparer et prendre ses repas ;
- utiliser les toilettes ;
- gérer ses médicaments ;
- faire ses courses ;
- entretenir son logement ;
- appeler à l’aide en cas de problème.
En France, la perte d’autonomie est notamment évaluée à l’aide de la grille AGGIR.
Cette grille classe la personne dans un groupe appelé GIR, du GIR 1, correspondant au niveau de perte d’autonomie le plus important, au GIR 6, correspondant au niveau le plus faible.
Les personnes classées en GIR 1 à 4 peuvent, sous réserve des autres conditions, bénéficier de l’Allocation personnalisée d’autonomie.
4 – L’APA à domicile : une aide pour financer le maintien à domicile
L’Allocation personnalisée d’autonomie, ou APA, peut financer une partie des dépenses nécessaires au maintien à domicile d’une personne âgée en perte d’autonomie.
Elle peut notamment contribuer au financement :
- d’heures d’aide à domicile ;
- du portage de repas ;
- de la téléassistance ;
- de certaines aides techniques ;
- de solutions de répit ;
- de certains aménagements.
En Haute-Garonne, la demande est instruite par le Conseil départemental.
Après le dépôt du dossier, un professionnel de l’équipe médico-sociale se déplace au domicile pour évaluer les besoins de la personne et ceux de ses éventuels proches aidants. Une proposition de plan d’aide est ensuite établie lorsque les conditions sont remplies.
L’évaluation tient compte des capacités de la personne, de son environnement et de l’aide déjà apportée par son entourage.
5 – Maintien à domicile à Toulouse : par où commencer ?
Face aux nombreuses démarches, les familles se sentent parfois perdues.
6 – Dans quelles situations le maintien à domicile atteint-il ses limites ?
Rester chez soi est un souhait légitime mais le domicile n’est pas toujours la solution la plus sécurisante.
Une réévaluation devient nécessaire lorsque :
- les chutes se multiplient ;
- la personne se perd ou sort la nuit ;
- elle ne peut plus appeler à l’aide ;
- les médicaments sont régulièrement oubliés ;
- les repas ne sont plus pris ;
- les interventions nécessaires deviennent très nombreuses ;
- le proche aidant est épuisé ;
- la personne reste seule pendant de longues périodes malgré un risque important.
Dans ce cas, il est possible d’étudier d’autres solutions sans envisager immédiatement un EHPAD définitif :
- accueil de jour ;
- hébergement temporaire ;
- résidence autonomie ;
- habitat inclusif ;
- accueil familial ;
- établissement médicalisé lorsque les besoins le justifient.
L’important est de ne pas attendre une situation de crise pour commencer à en parler.
7 – Anticiper permet souvent de rester chez soi plus longtemps
Les familles cherchent parfois une aide après une chute ou une sortie d’hospitalisation.
Pourtant, les solutions sont généralement plus faciles à mettre en place lorsqu’elles sont anticipées.
Il est possible d’agir dès les premiers signes :
- le ménage devient fatigant ;
- les courses sont moins fréquentes ;
- le réfrigérateur se vide ;
- la personne sort moins ;
- elle a peur de tomber ;
- elle oublie certains rendez-vous ;
- elle ne veut plus prendre sa douche seule.
Ces changements ne signifient pas forcément qu’une entrée EHPAD est nécessaire, ils indiquent simplement qu’il faut adapter l’accompagnement.
8 – Ce qu’il faut retenir
Il n’existe pas une seule alternative à l’EHPAD.
Le maintien à domicile repose sur un ensemble de solutions choisies en fonction de la personne :
- aide humaine ;
- logement adapté ;
- téléassistance ;
- repas livrés ou préparés;
- soins ;
- aides techniques ;
- soutien aux proches aidants.
Pour une famille toulousaine, la première étape consiste à parler avec son proche, à consulter son médecin traitant et à demander une évaluation de l’autonomie.
Le Point Info Seniors, le CCAS de Toulouse, le Service social seniors, les Maisons des solidarités et le Conseil départemental de la Haute-Garonne peuvent ensuite aider à identifier les dispositifs adaptés.
Rester chez soi le plus longtemps possible ne signifie pas rester seul mais plutôt d’être entouré par les bonnes personnes, au bon moment, avec une organisation qui évolue en fonction des besoins.
Sources :
- Conseil départemental de la Haute-Garonne : Allocation personnalisée d’autonomie, services autonomie à domicile et Téléassistance 31.
- Mairie de Toulouse et Toulouse Métropole : Point Info Seniors, CCAS, Service social seniors et Guide pratique des seniors 2026.
- Service public de l’autonomie : aide à domicile, APA, téléassistance et portage de repas.
- Service-Public.fr : grille AGGIR et niveaux GIR.
- Mon Parcours Handicap : rôle de l’ergothérapeute, adaptation du logement et MaPrimeAdapt’.
FOIRE AUX QUESTIONS
Quelle est la meilleure alternative à un EHPAD à Toulouse ?
Il n’existe pas de réponse unique. Pour une personne encore relativement autonome, une combinaison d’aide à domicile, de téléassistance, de portage de repas ou préparation de repas et d’adaptation du logement peut suffire. En cas de dépendance plus importante, des soins réguliers et des passages quotidiens peuvent être nécessaires.
Qui peut évaluer la perte d’autonomie d’une personne âgée ?
Dans le cadre d’une demande d’APA, l’évaluation est réalisée au domicile par un professionnel de l’équipe médico-sociale du Conseil départemental. Le médecin traitant peut également effectuer un premier bilan et orienter la personne vers d’autres professionnels.
Comment faire une demande d’APA à Toulouse ?
La demande doit être adressée au Conseil départemental de la Haute-Garonne. Après étude du dossier, une visite d’évaluation peut être organisée au domicile afin de déterminer le GIR et les besoins à intégrer au plan d’aide.
Peut-on financer une aide à domicile sans bénéficier de l’APA ?
Oui. Une personne peut financer directement un service à domicile. Selon sa situation, elle peut aussi solliciter sa caisse de retraite, sa mutuelle, le CCAS ou d’autres dispositifs d’aide. Un avantage fiscal peut également s’appliquer aux services à la personne, selon les règles en vigueur.
Peut-on rester à domicile avec une perte d’autonomie importante ?
Cela dépend du logement, de la fréquence des interventions, des besoins médicaux, de la présence de proches et de la capacité à sécuriser les périodes où la personne est seule. Une évaluation professionnelle est indispensable pour déterminer si le maintien à domicile reste réaliste et sécurisant.